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Entrepreneuriat

Le financement participatif – Petit projet deviendra grand

21 févr. 2014

Par Vidéotron Service Affaires
Vidéotron Service Affaires

Le financement participatif (appelé crowdfunding en anglais) a le vent dans les voiles. La plus importante plateforme du genre, le site Kickstarter, est officiellement ouverte aux projets canadiens depuis le 9 septembre dernier. Le phénomène du financement participatif sur le Web, qui consiste à soumettre un projet pour amasser des fonds du public, connaît une progression fulgurante. Est-ce un signe de renouveau dans la manière de financer une nouvelle entreprise ou un nouveau projet?

Le principe de base est attrayant : le promoteur du projet détermine lui-même les modalités de sa collecte de fonds. Il détermine le montant requis pour mener à terme le projet, ainsi que le délai accordé pour réussir à amasser les fonds. Les instigateurs/entrepreneurs conservent également 100 % des droits sur leur projet ou leur produit.

Un des aspects intéressants de ce modèle de financement participatif est la validation du concept. En effet, le promoteur d’un projet peut mesurer l’intérêt d’un produit avant d’investir massivement dans sa production. De plus, pour plusieurs projets, les investissements font office de pré-commandes. Le promoteur peut alors se baser sur une liste de commandes fermes avant de lancer sa production.

Les investisseurs, qui souvent ne promettent que quelques dizaines de dollars à la fois, ne cherchent pas à tirer un profit, mais plutôt à permettre à des entrepreneurs et créateurs de pouvoir réaliser leur vision. Un certain esprit de communauté se crée ainsi souvent autour des projets les plus intéressants.
Kickstarter, le leader du financement participatif

Sur Kickstarter, il n’y a pratiquement pas de risque pour les investisseurs, puisque le financement n’est accordé que si le montant minimum déterminé est atteint. Si un projet n’atteint pas son objectif, les investisseurs n’ont pas à débourser l’argent « promis ». En cas de réussite, en échange de leur participation financière, les investisseurs reçoivent une récompense qu’ils ont eux-mêmes choisie qui est habituellement proportionnelle au montant d’argent versé, par exemple, le produit final une fois que celui-ci a été manufacturé.

Depuis le lancement de Kickstarter en 2009, plus de 4,8 millions de personnes ont offert un montant d’argent visant à soutenir un projet, pour un total de 782 millions $.

Jusqu’à maintenant, 44 % des projets proposés sur Kickstarter ont été réalisés, ce qui correspond à non moins de 48 000 projets. Si un projet atteint ses objectifs de financement, le site se charge de collecter les fonds promis, conservant des frais de 5 %.

Trop beau pour être vrai? Il faut savoir que les directives du site sont très strictes, stipulant par exemple qu’il n’est pas possible d’amasser des fonds pour des produits de beauté, des suppléments nutritionnels, des œuvres de charité, ou des applications de réseautage social. Les projets de Kickstarter passent par un processus de sélection qui assure la diversité, la qualité et le sérieux de la démarche.

Un second site de financement participatif très populaire est Indiegogo. Celui-ci n’incorpore pas le côté « tout ou rien » de Kickstarter : les promoteurs d’un projet peuvent choisir de recevoir l’argent amassé, même si leur objectif n’est pas atteint. Ils doivent toutefois quand même distribuer les récompenses aux investisseurs qui ont cru en eux. Sans doute parce que les projets ne sont pas filtrés au départ, le taux de réussite d’Indiegogo est beaucoup moins élevé que celui de son rival : 9,3 % des projets soumis ont atteint leur objectif de financement*, et 80 % des projets ne réussissent même pas à amasser un quart du montant souhaité.

Le Canada devient ainsi le 3e pays, après les États-Unis et le Royaume-Uni, à pouvoir soumettre des projets Kickstarter, tandis que Indiegogo est mondial.

Entrepreneurs avec une idée et un bon plan; oserez-vous vous lancer?

*Source : The Verge

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