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Des technologies pour aider les bars et les restaurants à sortir de la crise

Faits saillants

  • 51%des bars et restaurants du Québec ont subi une baisse de revenus de 40% ou plus en 2020 par rapport à 2019.1
  • 50%des restaurateurs prévoient adopter de façon permanente des options de livraison ou de ramassage sans contact à l'avenir.2
  • 65%des commerces identifient des manques importants dans leur offre numérique actuelle.3

1 et 2 Statistique Canada 3 Adobe Research, COVID19, Leaves Restaurants

L’industrie des bars et des restaurants est l’une des plus touchées par la pandémie. Une lueur d’espoir semble toutefois se pointer à l’horizon. Dès le 1er novembre, l’assouplissement des mesures sanitaires annoncé par le gouvernement permettra aux établissements d’accueillir une plus grande clientèle. Les artisans du milieu sont toutefois aux prises avec un coût de la nourriture qui augmente et une pénurie de main-d’œuvre particulièrement difficile. Heureusement, des solutions technologiques existent pour les aider à traverser cette épreuve.

Défi 1 : une clientèle moins nombreuse

La pandémie a eu des effets importants sur les restaurateurs du Québec. Ainsi, 51 % des bars et restaurants de la province ont subi une baisse de revenus de 40 % ou plus en 2020 par rapport à 2019, selon Statistique Canada.

Malheureusement, la situation ne semble pas être sur le point de s’améliorer. Malgré l’assouplissement des mesures sanitaires, les Canadiens eux-mêmes prévoient être moins nombreux à revenir manger au restaurant. Toujours selon Statistique Canada, la moitié d’entre eux s’attend à dépenser moins d’argent au restaurant qu’avant la pandémie. Pendant ce temps-là, le prix du loyer du restaurant, lui, ne baisse pas.

  • Il est possible pour un restaurateur d'offrir à ses clients une expérience de livraison similaire à Uber et à Skip, tout en conservant ses profits.

Le passage à la livraison et aux commandes pour emporter représente une bonne option pour le restaurateur qui souhaite rejoindre ses clients et augmenter ses ventes. Ainsi, 50 % des restaurateurs comptent dorénavant adopter, de façon permanente, les options de livraison ou de ramassage sans contact, selon Statistique Canada (avril 2021).

Toutefois, c’est connu, les Uber et Skip de ce monde ne constituent pas une panacée, avec leurs frais élevés qui grugent les profits des restaurants. Cela dit, il est possible pour un restaurateur d’offrir à ses clients une expérience similaire à celle de ces plateformes, tout en conservant ses profits.

Vidéotron Affaires et Fibrenoire peuvent aider les restaurateurs à connecter leur parc automobile, que ce soit au moyen d’une application sur les téléphones des livreurs ou de capteurs connectés pour suivre les voitures sur la route (ce qui pourrait aussi être utile pour gérer la recharge des véhicules électriques). Les clients pourront alors voir le livreur arriver sur leur téléphone, comme ils le font avec les applications tierces.

Au restaurant, l’installation d’un Wi-Fi robuste peut permettre de recevoir les commandes, tout en améliorant l’expérience des clients dans la salle à manger. Un système de redondance LTE peut aussi être déployé afin de faire en sorte que le restaurateur puisse toujours être rejoint, même en cas de panne Internet. La redondance LTE ajoute une couche de fiabilité additionnelle au réseau. Lorsque l’Internet tombe en panne pour une quelconque raison, la redondance LTE prend la relève et assure la continuité du service en salle et en livraison.

Il n’est évidemment pas nécessaire de réinventer la roue pour offrir un service de livraison intelligent. La plateforme québécoise UEAT, qui a récemment été rachetée par le fournisseur de solutions de paiement Moneris, ne coûte qu’une fraction du prix de celles des géants internationaux, et offre une application de livraison clé en main qui permet aux restaurateurs possédant leur parc automobile de réaliser des économies substantielles par rapport aux plateformes internationales.

Certains établissements peuvent aussi transformer leur vocation, du moins pendant une partie de la journée, pour profiter de la vague de télétravailleurs. Selon Statistique Canada, 32 % des Canadiens âgés de 15 à 69 ans travaillent désormais à distance. Il y a cinq ans, seulement 4 % des Canadiens pouvaient en dire autant.

Tous ces télétravailleurs n’ont pas forcément l’espace ni l’équipement nécessaire pour bien effectuer leurs tâches à la maison. Leur offrir un espace avec des services appropriés (Wi-Fi robuste qui permet de prioriser la bande passante durant certaines heures, réception de livraisons, cabine insonorisée, etc.) peut maximiser la rentabilité de l’établissement en dehors des heures habituelles. À titre d’exemple, au cœur de la pandémie, le café Perko, dans le quartier Villeray à Montréal, s’était transformé temporairement en espace de cotravail, en offrant notamment l’accès à une imprimante et la possibilité de réserver un bureau pour la journée.

D’autres établissements peuvent, quant à eux, choisir de tirer profit des applications de livraison en créant des restaurants virtuels. Un bar peut, par exemple, transformer sa petite cuisine en restaurant spécialisé en ailes de poulet et s’afficher seulement sur les applications, avec un nom et un logo distinct. Un menu plus restreint, qui cible les plats rentables, simples à produire et adaptés à la livraison, peut alors être élaboré. Les restaurants peuvent aussi employer cette stratégie. C’est ce qu’a fait la chaîne Pizza Pizza en créant les restaurants virtuels Poulet Poulet.

Les experts-conseils de Vidéotron Affaires et Fibrenoire peuvent vous aider à assembler des solutions qui répondent à vos besoins, en fonction de vos moyens. Des outils technologiques peuvent être déployés rapidement afin d’augmenter la profitabilité des établissements dès le premier jour. D’ailleurs, contrairement à ce qu’on pourrait penser, une telle transformation ne demande pas d’investissement majeur. Les outils logiciels de nos partenaires sont généralement payables à l’utilisation ou par mois, et nous offrons des solutions qui ne nécessitent aucune dépense importante à l’acquisition. Celles-ci incluent notamment les équipements, les mises à jour et le soutien technique. Voilà qui est à considérer, surtout face au contexte difficile dans lequel œuvrent les bars et les restaurants depuis le début de la pandémie.

Défi 2 : une pénurie de main-d’œuvre

  • Des solutions simples peuvent venir compenser le manque d'effectifs telles que la prise de commande et le paiement aux tables via un appareil mobile.

Comme plusieurs autres secteurs de l’économie, les bars et les restaurants souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre importante au Québec. Plusieurs établissements doivent même réduire leurs heures d’ouverture pour pallier le manque d’employés, et augmenter les salaires pour garder ceux qui sont déjà en poste.

Plusieurs technologies permettent d’alléger la charge de travail du personnel sur place pour compenser les postes à pourvoir. Certaines sont plus futuristes, comme l’installation de tablettes permettant aux clients de commander eux-mêmes leur nourriture. Le concept n’est pas réservé qu’aux établissements de restauration rapide, comme McDonald’s ou Tim Hortons. Des restaurants plus traditionnels, comme Sushi Hoshi à Saint-Jérôme, offrent aussi des tablettes.

L’idée a d’ailleurs la cote auprès des restaurants. Même avant la pandémie, en 2019, 33 % des restaurants familiaux et 28 % des restaurants gastronomiques américains prévoyaient investir dans des ressources pour faciliter la commande et le paiement aux tables avec des appareils ou des applications mobiles, selon la National Restaurant Association aux États-Unis.

Vidéotron Affaires et Fibrenoire peuvent faciliter l’installation de l’équipement nécessaire (les tablettes et le réseau Wi-Fi, notamment), mais certains bars et restaurants pourraient aussi opter pour une solution allégée, où de simples codes QR permettent aux clients de commander en remplissant un formulaire mobile et de payer avec leur téléphone. Pour un restaurant achalandé sur l’heure du midi, cette technologie compense le manque de serveurs et réduit les coûts liés au travail. Elle raccourcit aussi la durée des visites, ce qui augmente la rentabilité de l’établissement.

Les bars et restaurants peuvent même pousser le concept plus loin, avec l’acquisition de robots. Les robots de l’entreprise québécoise Québec Robotik peuvent, par exemple, diriger les clients vers leur table et apporter la nourriture sur leurs tablettes intégrées. Certains modèles ont aussi un « mode croisière » qui leur permet de distribuer gratuitement certaines choses, comme des verres d’eau ou des sauces piquantes.

Plusieurs innovations peuvent aussi être intégrées en cuisine, sans changer l’expérience client. L’installation de capteurs connectés peut faciliter la gestion des réfrigérateurs et de la chaîne d’approvisionnement. Dans le cadre d’une preuve de concept avec des restaurants Subway de la région montréalaise, Vidéotron Affaires, en partenariat avec X-Telia, a équipé les réfrigérateurs et congélateurs de l’entreprise de deux capteurs permettant de détecter si un appareil reste ouvert trop longtemps, et de mesurer la température et l’humidité, ce qui permet respecter la chaîne du froid. Toutes ces informations sont accessibles sur un tableau de bord Web ou mobile. Et quand un congélateur ou un réfrigérateur reste ouvert trop longtemps, le gérant reçoit une alerte sur son téléphone.

Un tel système permet également de réduire le gaspillage alimentaire, ce qui est encore plus important en raison de la hausse du prix des aliments. Au Canada, l’édition 2021 du Rapport sur les prix alimentaires canadiens estime que la hausse du prix des denrées devrait se chiffrer en moyenne à 5 % en 2021. Cette hausse n’est toutefois pas égale pour tous les aliments. Par exemple, le rôti de côte de bœuf a augmenté de 12 % entre janvier 2020 et mai 2021.

L’Internet des objets peut aussi être utilisé à d’autres fins, comme l’automatisation de la commande de produits dont les stocks diminuent, ce qui permet aux employés d’effectuer d’autres tâches plus urgentes.

Défi 3 : un retard dans la numérisation

  • La mobilité est identifiée comme étant la technologie la plus importante à intégrer pour assurer la survie d'un restaurant.

Adobe Research, COVID19 Leaves Restaurants

La numérisation des opérations facilite le déploiement de nouveaux outils technologiques, que ce soit dans le but de réduire les coûts, d’augmenter la satisfaction des clients ou de pallier le manque de main-d’œuvre. Malheureusement, pour certaines entreprises, la distance à parcourir est plus grande que pour d’autres.

Selon Adobe Research, 65 % des restaurateurs identifient en effet des lacunes importantes, voire immenses, dans leur offre numérique. Et la situation semble pire pour les restaurants indépendants, qui ont d’ailleurs été plus touchés par la crise liée à la pandémie, que pour les établissements de restauration rapide et les grandes bannières, selon l’étude Perspectives on Retail and Consumer Goods du cabinet-conseil McKinsey.

Ce retard technologique risque même de se faire sentir pendant quelques années encore. Les chaînes de restauration rapide – qui sont soutenues par des entreprises aux reins solides, qui continuent d’investir dans la technologie - devraient retrouver leur chiffre d’affaires prépandémie avant les restaurants avec service complet, qui eux, devront attendre jusqu’en 2024 pour y arriver, surtout dans le cas des établissements gastronomiques, selon McKinsey.

Vidéotron Affaires et Fibrenoire peuvent aider les restaurateurs à accélérer leur transformation numérique et à rattraper ce retard. La numérisation des opérations offre plusieurs fonctions intéressantes pour le secteur. La solution de communications dans le nuage (incluant la téléphonie IP en nuage) permet de joindre vos employés là où ils sont, et même, d’offrir à certains employés la possibilité de travailler de la maison, lorsque c’est possible.

Cette solution permet aussi aux propriétaires de chaînes de centraliser les appels. En plus d’alléger les tâches des employés dans les établissements, cette fonctionnalité facilite la répartition des clients. Ces derniers pourront être redirigés vers un autre restaurant de la même chaîne si celui qu’ils appellent est complet, par exemple.

La numérisation des restaurants rend aussi possible la mise en place d’outils comme de l’affichage dynamique du menu, grâce au logiciel Netsign.TV de l’entreprise québécoise Advisia.

Ce genre d’affichage numérique est particulièrement bien adapté à la réalité de la pandémie, comme lorsqu’un restaurateur ne peut plus offrir son menu traditionnel en tout temps. Un plat qui ne peut être préparé en raison d’un manque d’ingrédients ou d’un manque de personnel peut facilement être retiré du menu numérique sans donner l’impression au client qu’il n’a droit qu’à une expérience partielle.

Un restaurateur peut aussi profiter d’un menu numérique pour permettre à ses clients de passer leurs commandes en restaurant, que ce soit sur une tablette partagée ou en passant par leurs propres téléphones, grâce à un code QR qui dirige vers un formulaire mobile.

Aux États-Unis, 88 % des restaurateurs considéreraient changer leur menu physique pour un menu numérique, selon une étude du service de paiement Square publiée au début de 2021.

Presque tous les aspects d’un bar et d’un restaurant peuvent être numérisés. Une solution comme Alfred, de Celliers Intelligents, permet de suivre automatiquement l’inventaire de sa cave à vin, et de retirer, en temps réel et au besoin, certains vins de la carte. De plus, cet outil québécois peut informer le personnel de la période optimale de dégustation de vins en cave, et ajuster les prix en fonction de la valeur marchande des bouteilles. Ces informations peuvent ensuite être utilisées de différentes façons par les restaurateurs, pour offrir un vin au verre avant qu’il ne soit en déclin, ou encore, pour optimiser le menu en fonction des vins ayant atteint leur pleine maturité.

Des plateformes permettent aussi de gérer plus facilement les réservations en salle, comme RESY et OpenTable. Ces outils allègent le travail du personnel, en plus d’offrir d’autres avantages aux restaurateurs. Ces derniers ont accès aux informations liées aux visites précédentes de leurs clients, ce qui leur permet de mieux les servir et de leur faire vivre une meilleure expérience. Une plateforme de réservation peut aussi envoyer automatiquement un courriel aux clients le jour même de leur réservation, et leur offrir une façon simple de l’annuler au besoin. Cela permettrait de réduire le risque d’avoir une table libre en raison d’un client qui ne s’est pas présenté.

La gestion du personnel peut aussi être numérisée. Ici, les avantages que l’on note en temps normal sont décuplés en temps de pandémie. Par exemple, il est possible de développer une passerelle SMS pour simplifier la communication avec ses employés. Un restaurateur qui apprend qu’un cuisinier sera absent le lendemain peut envoyer un message texte à tout son personnel d’un seul coup, à partir d’une application mobile. Il peut aussi envoyer un courriel. Le premier employé à répondre peut ainsi prendre le quart de travail disponible. Le patron, lui, a été en mesure de régler son problème sans passer de longues minutes au téléphone.

Ce n’est là qu’une petite partie de tout ce qu’il est possible d’accomplir. Les solutions technologiques pour aider les bars et les restaurants à sortir de la crise sont nombreuses, mais s’y retrouver peut être difficile. Les services offerts par les experts-conseils de Vidéotron Affaires et Fibrenoire peuvent vous permettre d’atteindre cet objectif en mettant sur pied des solutions sur mesure qui répondront à vos besoins à l’aide de leur réseau de partenaires fiables et établis, dont plusieurs sont basés au Québec. Nous pourrons aussi nous assurer que votre infrastructure soit solide et bien adaptée à toutes ces nouvelles solutions numériques afin d’éviter l’ajout d’une pression supplémentaire sur le réseau.

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