Villes intelligentes : la technologie au service du citoyen

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Le concept de « ville intelligente » est souvent utilisé pour définir la municipalité du futur. Pourtant, des métropoles en revendiquent déjà le statut à l’international. Au Québec, plusieurs villes déploient des projets en ce sens depuis quelques années déjà. Bien alimentée par le big data et l’Internet des objets, la ville intelligente est un écosystème des plus actuels, conçu également pour le bien-être de la communauté. Visite guidée d’une révolution aux nombreuses possibilités.

Bon à savoir

Feux de circulation adaptatifs, éclairage de lampadaires intelligents, stationnement optimisé et suivi de la qualité de l’air et des précipitations : voilà un échantillon de fonctionnalités susceptibles de bonifier le mode de vie des résidents.

Vous ne trouverez pas de définition consensuelle de la ville intelligente sur cette page. L’expression serait issue du calque de l’anglais « smart city ». Ainsi, le mot « smart », du français « futé », devient « intelligent » pour emprunter une terminologie semblable au « téléphone intelligent », soit « smartphone ». Une démonstration de l’interactivité et de l’automatisation des processus qui caractérisent ces appareils… et les villes connectées.

Pour la petite histoire, sachez que c’est le géant IBM qui, souhaitant se repositionner avantageusement lors d’une période économique difficile, a identifié les villes comme étant un marché potentiel intéressant pour le déploiement de nouvelles technologies. Et avec raison! Feux de circulation adaptatifs, éclairage de lampadaires intelligents, stationnement optimisé et suivi de la qualité de l’air et des précipitations : voilà un échantillon de fonctionnalités susceptibles de bonifier le mode de vie des résidents.

Qu’est-ce qu’une ville intelligente?

La Commission de l’éthique en science et en technologie (CEST) décrit le concept de ville intelligente sur la base « d’une utilisation accrue et intégrée des technologies numériques d’analyse et de traitement de l’information dans une municipalité, ainsi qu’à des politiques publiques et à un environnement économique axés sur l’innovation. L’objectif poursuivi vise l’optimisation des ressources, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et la mise en place d’une gouvernance ouverte, participative et transparente ».

Le concept de ville intelligente dépasse donc largement le domaine des seules technologies de l’information. Ces dernières ne sont pas considérées comme une fin en soi, mais plutôt comme un moyen d’atteindre les objectifs organisationnels fixés dans le cadre d’une revitalisation des villes. Plusieurs autres considérations se greffent à cette définition, au gré de la documentation consultée :

  • l’adoption d’une approche de développement durable;
  • l’inclusion de préoccupations liées aux changements climatiques;
  • le soutien aux entreprises innovantes à fort potentiel de croissance;
  • l’intégration de plusieurs aspects de la vie urbaine (économie, éducation, infrastructures, transport et sécurité, à titre d’exemples) dans cette transformation numérique.

Bon à savoir

L’objectif poursuivi vise l’optimisation des ressources, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et la mise en place d’une gouvernance ouverte, participative et transparente.

Source: CEST

Villes intelligentes, communauté intelligente?

Il existe plusieurs appellations différentes pour ce même concept. La ville intelligente est évidemment le terme dont l’usage est le plus répandu, mais il n’est pas le seul.

Bon à savoir

« communauté intelligente » souligne la dimension humaine des villes intelligentes et permet d’insister sur l’apport de la société civile, au-delà des actions posées par la seule administration municipale.

« La communauté intelligente est constituée de l’écosystème social et de ses relations. Elle englobe toutes les dimensions de la collectivité. On estime que l’administration municipale intelligente doit obligatoirement composer avec le tissu social pour constituer une véritable collectivité intelligente », nuance ainsi le Réseau de l’informatique municipale du Québec (RIMQ) dans son livre blanc portant sur le sujet.

Ainsi, le terme « communauté intelligente » souligne la dimension humaine des villes intelligentes et permet d’insister sur l’apport de la société civile, au-delà des actions posées par la seule administration municipale. Pour sa part, le concept de région intelligente se rattache à des municipalités qui choisissent de se regrouper pour se doter d’infrastructures et de services liés à la ville intelligente. Dans ce même livre blanc, le RIMQ partage quelques exemples pour démontrer l’importance des régions intelligentes.

« Plusieurs municipalités et villes de moindre envergure ont fait le pari, avec succès, du regroupement des technologies de l’information pour se permettre un service à moindre coût. À titre d’exemple, (…) pensons au récent regroupement de quatre villes de la Vallée-du- Richelieu qui se sont donné un support en technologies de l’information et qui visent à partager leurs infrastructures… ».

Les technologies en arrière-plan

Différentes technologies doivent être déployées pour tendre vers la ville intelligente. De façon générale, on en dénombre trois catégories. Et bien évidemment, l’Internet des objets — l’expression désigne les objets connectés à Internet qui sont capables de communiquer entre eux pour collecter, transmettre et traiter des données — y fait belle figure.

  1. Une source d’informations et un réseau de transmission
    Des capteurs, des caméras, des radars, des systèmes de localisation GPS (global positioning system) et des puces RFID (radio frequency identification) sont mis à contribution pour surveiller les incidences potentielles et transmettre l’information recueillie par l’entremise des différents réseaux disponibles. Par exemple, des conteneurs à déchets connectés peuvent indiquer le niveau de remplissage et permettre d'optimiser les collectes.

  2. Des données numériques
    Les villes qui se donnent les moyens de transformer et d’utiliser des données brutes en informations utiles à la prise de décision ont assurément un avantage comparativement aux autres municipalités. Les métadonnées, ou big data, proviennent de nombreuses sources et synthétisent des informations élémentaires sur d’autres données pour en faciliter la recherche et la manipulation. Une ville qui compte sur des algorithmes et des outils d’analyse propulsés par l’intelligence artificielle peut alors viser une meilleure efficacité opérationnelle.
     
  3. Une utilisation des données sous forme de service
    Plusieurs systèmes — cartographie et modélisation 3D, applications mobiles ou logiciels de surveillance — sont ensuite utilisés pour aider les responsables dans la prise de décision et leur permettre de suivre en temps réel les différents indicateurs souhaités par la ville.

    À titre d’exemple, la géomatique (le traitement automatique de l’information géographique) permet de faire le suivi à distance des ambulances sur un écran, des incendies de forêt grâce aux images satellites et des risques d’inondations au printemps. Saviez-vous, d’ailleurs, que les villes riveraines du Québec sont désormais mieux préparées à gérer les inondations grâce à la technologie LoRaWAN?

Réduire le risque d’inondation

Plusieurs villes subissent malheureusement les contrecoups des inondations qui surviennent, périodiquement, à la fonte des neiges. Malgré la surveillance régulière des employés municipaux, qui se déplacent jour et nuit pour évaluer le niveau des cours d’eau, ces derniers sortent de leur lit et causent des dommages qui se chiffrent en millions de dollars.

Les villes intelligentes peuvent désormais compter sur l’expertise de l’entreprise X-TELIA, qui propose depuis le mois d’octobre 2019 un capteur de niveau de rivières. Cet appareil sans fil fonctionne à batteries pendant une durée de 20 ans, sans recharge ni remplacement de batteries.

Grâce à celui-ci, les employés municipaux concernés peuvent poursuivre leurs tâches habituelles, sans devoir se rendre constamment sur les lieux problématiques. Dès que le niveau d’eau atteint un seuil critique, ils reçoivent des alertes sur leur téléphone intelligent les avisant de la situation, ce qui facilite d’autant une intervention ciblée et au bon moment.

Un concept et des technologies en évolution

La notion de ville intelligente réfère donc à des initiatives diverses qui visent à améliorer les services aux citoyens et l’efficacité de la gestion municipale au moyen des technologies numériques. Comme nous l’avons démontré, le choix de recourir à différents capteurs électroniques de collecte de données permet de conjuguer ces deux impératifs.

Les solutions de X-TELIA sont ainsi notamment utilisées pour suivre les changements climatiques, les opérations de déneigement, mesurer la température au fond de l’océan, et même prévenir les coups de chaleur chez les vaches laitières.

Les décideurs municipaux qui souhaitent mettre en place les premiers piliers d’une ville intelligente doivent se tourner vers un partenaire de confiance dans l’élaboration d’un tel projet d’envergure. Vidéotron Affaires et X-TELIA possèdent non seulement l’expertise requise, mais aussi toute une gamme de solutions technologiques pour vous permettre de réaliser dès maintenant votre ville du futur. Et puisque celle-ci doit être dotée d’une vision ambitieuse, stimulante et mobilisatrice, mieux vaut choisir des fournisseurs qui ont déjà fait leurs preuves!

Les experts de Vidéotron Affaires peuvent vous aider à cibler vos besoins et à mettre en place différentes solutions.

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Points à retenir

  • La ville intelligente est un écosystème des plus actuels, conçu en partie pour le bien-être de la communauté
  • L’optimisation des ressources, l’amélioration de la qualité de vie des citoyens et la mise en place d’une gouvernance ouverte font partis des principaux objectifs des villes intelligentes
  • Le concept de ville intelligente dépasse largement le domaine des seules technologies de l’information.


10 février 2022, Par Vidéotron Affaires

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